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CONTRE L'ELEVAGE PORCIN INTENSIF

ASSOCIATION LOOWEG, LE CHEMIN DE L'EAU

Parutions au journal officiel les 21 novembre 1998 & 8 juillet 2006.

Blog  http://looweg.blog4ever.com

contact :  loowegasso@orange.fr

 

- Association régie par la loi de 1901 –

Notre Objet : Défense des intérêts de nos adhérents et de l'Environnement

dont La charte fait partie intégrante de nos statuts.

 

 Observations motivant notre refus d'un élevage de

3581 porcs  équivalents  permanents, rue des trois rois à Hondschoote, le 18 mai 2012  se terminera la 3ème enquête de ce type sur la commune en peu de temps  qui va porter les effectifs porcins annuels à plus

de 15 000 en trois élevages distants de quelques kilomètres à peine…

       

                Le 15 mai 2012                 

 

Monsieur le Commissaire,

Notre association est opposée à l'élevage intensif pour des questions de salubrité, d'environnement mais aussi pour des motifs économiques.

 

En ce qui concerne la salubrité,

Sur  de nombreux risques, citons tout d'abord les principaux : les virus…grippe porcine…entre autres.

 

 « Mr François Renau, directeur de recherche au Cnrs, à la tête de l'unité de génétique et d'évolution des maladies infectieuses à Montpellier, a mis en évidence le rôle de l'élevage intensif comme réacteur biologique à microbes. A partir d'une certaine taille la masse pathogène se multiplie, se diffuse et gagne les autres élevages... 

 

Les conditions de sélection, d'insémination et  de vie de ces animaux sont déplorables. Entassés , serrés les uns contre les autres, stressés. De façon à les engraisser au plus vite, ils ne connaissent qu'un éclairage artificiel diffusé en continu qui créée un

champ électro magnétique, car ils sont en contact avec les sols nus … Tout cela aboutit à une déficience immunitaire,  et une résistance génétiquement affaiblie  face  au cancer. »

 

Un autre facteur amplifie encore les précédents, c'est la nourriture qui contient toujours des substances médicamenteuses. 70% des antibiotiques, vendus en Europe sont destinés à l'élevage intensif principalement.

 

La qualité alimentaire et organoleptique est donc plus que médiocre, et l'on peut s'interroger sur les conséquences sur notre santé. D'autant que la nourriture est issue également de processus agricole intensif. Les cancérologues sont formels sur les risques ainsi provoqués et amplifiés au cours de la chaîne alimentaire.

De plus, des interrogations demeurent quant à l'utilisation de farines animales et ses dangers

(maladie de Kreuzfel Jacob – cf  la vache folle) l'aurions nous oublié ?

 

D'autres aspects sont à considérer :

§  les émanations permanentes et les rejets lors des nettoyages,  toxiques et gênants répandus dans l'atmosphère et les sols.

§  La présence de nombreux nuisibles, rats, mouches etc

§  Le stockage de produits toxiques, et dangereux nécessaires à  la désinfection, mais avec risques pour la santé des exploitants eux-mêmes et l'entourage. 

 

 

Sur le plan environnemental,

 LA PRODUCTION DE LISIER ET SON EPANDAGE posent  problème :

La production de lisier est très importante pour un tel élevage 3581 porcs en permanence, soit plus de 7500 à l'année.

 

Des quantités  de matières minérales, d'azote notamment, sont à respecter, et  c'est sans doute le cas sur le papier, pour avoir l'autorisation,

 

 Mais dans la réalité, comment les plans d'épandages   sont –ils  contrôlés ?

Les communes peuvent- elles décider en connaissance de cause, d'accepter ou non,  ces plans d'épandages ?Le maire d'Hondschoote prétend pouvoir dire stop, comment le pourrait-il,  aurait-il des pouvoirs particuliers ?...

Toutes  les démarches effectuées au niveau associatif montrent qu'aucune certitude n'est acquise, aucune  garantie de fiabilité n'est formelle.

 

 La région du Nord est classée vulnérable aux nitrates (azote) depuis 2004 et la France a été sanctionnée à plusieurs reprises par la commission européenne pour mauvaise prise en compte de la directive nitrates de l'UE.

 

Dans toutes les enquêtes publiques d'extension ou de création d'élevages, la norme de 170kg d'azote à l'hectare « est respectée »…

Mais, malgré tous ces engagements, la qualité des eaux reste préoccupante.

Le bilan sur l'état des masses d'eau effectué par  l'agence de l'eau Artois Picardie en 2007 annonçait :

21%  = médiocre ; 14% = Mauvais ; 39%= Moyen ; 26% seulement en bon état.

L'yser est contaminé.

 

Des croquis du dossier en question prétendent pourtant le contraire !

 

La Bretagne a été en 2007 sous la menace, par Bruxelles ( !),  d'amende et sous astreinte pour cause de grave pollution par les nitrates dans ses eaux…

Nous refusons de laisser condamner la Flandre à remplacer la Bretagne.

 

Une réglementation stricte existe quant à l'épandage, avec respect des distances des habitations, des périodes, et d'enfouissement qui doit être effectué dans les 24 heures ou immédiat .Mais en plus de la pollution, des eaux et des sols, détruisant la biodiversité, l'épandage de ces lisiers créée toujours une gêne olfactive importante,  continue,  lancinante pour les riverains, source de nombreux litiges.

        

L'eau de boisson des animaux serait prélevée en quantité très importante dans la nappe au moyen d'un forage à plus de 100 mètres profondeur. Les réserves en seraient appauvries et menacées de contamination.

Combien de forages de ce genre existent-ils sur notre département ?

 

Un seul élevage de l'ordre de celui-ci consomme autant que 1000 habitants,

Les trois élevages prévus sur la commune consommeront presque autant que l'ensemble des habitants de la commune !

 

Sans oublier le trafic routier qui deviendra excessif et dangereux sur un petit chemin de campagne même s'il débouche sur un axe un peu plus important.

 

 

Sur le plan  économique,

 

cet aspect est loin d'être négligeable. Même si le candidat affirmait une rentabilité, ce serait sans aucun doute au moyen d'aides publiques de l'état et du FEADER (fonds européen agricole de développement rural).

 

Cependant  l'opportunité  de cette implantation ne se justifie pas.

La consommation de viande avait doublé depuis les années 1990. Actuellement elle est en baisse, faisant ressortir une surproduction. Et l'état français est sans cesse sollicité pour financer des aides.  En cas  d'épidémie ou de chute des cours c'est le contribuable  consommateur qui paie…

La conjoncture générale est en ralentissement et se tourne vers l'exportation.

.

 

Le mode  intensif  atteint ses limites en Belgique, où l'élevage porcin a diminué pour une meilleure maîtrise de l'environnement,  les épandages sont fortement taxés. Et les éleveurs se tournent vers la France pour épandre.

Dans ce dossier on nous fait croire qu'un cultivateur belge met quelques hectares à disposition…

 

Ces installations ne présentent aucun intérêt pour l'activité locale, ou même viendraient en concurrence de l'existant appelé à disparaître comme au Danemark. Elles dépendent souvent de grands groupes avides de profits,  intéressés par la baisse des prix de revient, au détriment de  la qualité…

De plus, les gros élevages sont fragilisés devant les fluctuations des cours.

 

Enfin et surtout , nous ne voulons pas que notre campagne flamande devienne une autre « Bretagne » dangereusement polluée par l'élevage à outrance .

La dépollution  aussi coûte très cher. (l'intervention publique a été de l'ordre de 104 millions d'€ pour la Bretagne en 2007, avec neuf captages d'eau pollués, et 4 qui ont du être fermés).

Qui  paierait encore les dégâts causés en France par ces nouveaux élevages belges ?

 

D'autre part, des habitants voisins vont subir une importante baisse de valeur de leur patrimoine. L'attrait touristique peut accuser un amoindrissement conséquent. C'est donc une atteinte au droit de propriété des citoyens qui ne pourront plus disposer de leur bien en toute quiétude, ni en tirer les moyens qu'ils étaient en droit d'attendre.

C'est aussi une atteinte à la collectivité dans son ensemble qui verra son potentiel foncier bâti gravement déprécié.

 

Ø En conclusion de ce qui précède,et

 

Ø Au nom de la loi n°967 du 3 Août 2009 du Grenelle de l'environnement,

§  en son article 31 Chapître III Agriculture :

« les processus intensifs de production font peser des risques parfois trop

forts sur les milieux, menaçant ainsi le caractère durable de l'agriculture

elle-même… »

§  en son article 27 Chapître III Sur la qualité des masses d'eau et des captages :l'objectif étant de réduire les intrants et protéger les captages

contre les nitrates…

Ø Ainsi que selon le principe de précaution prévu dans la charte environnement promulguée en 2005 et annexée à la constitution française :

« chacun a le droit de vivre et d'évoluer dans un milieu sain… »

         Nous donnons un avis défavorable à ce projet.

 

 

Toujours dans l'esprit des articles 27 & 31 de  la loi de programmation sur le Grenelle de l'environnement,

 

Nous préconisons pour notre canton et son chef lieu, des d'élevages  en mode biologique, dans un endroit adapté, d'une taille respectueuse de l'environnement,

des droits des individus et du bien être des animaux avec une garantie de recours aux approvisionnements d'aliments locaux, l'utilisation d'engrais verts non polluants, et de fourrage générant beaucoup moins d'inconvénients et un meilleur confort.

 

Nous vous remercions de bien vouloir tenir compte de ces arguments,  de nos avis et propositions, dans votre prise de décision, qui nous l'espérons vivement sera défavorable, à cette implantation et vous prions d'agréer, monsieur le commissaire,  l'expression de notre considération distinguée.

 

 

Françoise Bollengier,  présidente.  Yvon Brisse Simonie Nivesse Claude Bollengier, secrétaires.

Association Looweg, le chemin de l'eau, 249 rue du canal 59380 Warhem.

(sources principales des affirmations économiques ci-dessus : www.agreste.agriculture.gouv.fr;  l'office de l'élevage SCEES et le Civ).

 

Pour illustrer nos propos ci-joint en annexe deux articles de

« la  semaine vétérinaire en juillet 2009 »

Un appel des élèves de HEC novembre 2009…QUI MET LE BIO …EN VALEUR !!! plus que jamais de priorité actuelle.

 

 

Quelques articles extraits de la revue "Semaine Vétérinaire" qui  posent
la question : est-il raisonnable de produire des animaux dans de telles conditions?

Tout n'est pas dit, dans le pire...

Yvon Brisse

_______________________________________________________

dans le prolongement du sujet "sanitaire" concernant ces animaux "de consommation",

plusieurs infos dans une "Semaine Vétérinaire"  n° 1368 du 10 juillet 2009 - articles qui sont loin d'être exhaustifs...


p. 12 et 13, signé Eric Vandaële. Rubrique «  actualité » :

l'odeur de verrat qui apparaît à la cuisson de la viande est due à 2  composés : l'androstérone (au dessus de 1ug/g), un androgène synthétisé par  les testicules avec la testostérone, et le scatole (au-dessus de 0,2 ug/g),

une substance produite par les intestins.

la castration à vif pour les porcelets mâles est désignée sous l'appellation "sanglante"...

pratiquée sur 100 millions de porcs en Europe, souvent sans anesthésie ni analgésie, avec un risque d'infection post opératoire.
En France tous les porcelets mâles sont castrés dès les premiers jours de vie

La castration sanglante est douloureuse, souvent réalisée sans anesthésie ni  analgésie, dans des conditions sanitaires non chirurgicales. Les infections post opératoires peuvent conduire à consommer davantage d'antibiotiques, voire à de la mortalité (1%). L'acte est également pénible et répétitif pour les éleveurs avec un risque inhérent de blessures par les lames de bistouri.
La réglementation européenne exige déjà une anesthésie et une analgésie réalisées par le vétérinaire si les porcelets à castrer sont âgés de plus de 7 jours.

un vaccin anti-GnRH qui offre une alternative à la castration... : IMPROVAC (PFIZER)
ce vaccin est autorisé depuis le 11 mai 2009 en Europe. Il a été lancé en Suisse l'an dernier et depuis 1998 en Australie, ainsi que dans d'autres pays.

la castration sanglante comme la vaccination anti GnRH sont efficaces pour éviter que ces substances dépassent les seuils dans 99% des cas.
La suppression de la fonction testiculaire est toutefois temporaire et nécessite 2 injections sous-cutanées

 de 2 ml à au moins 4 semaines d'intervalle. La première est réalisée chez des porcs pubères,

soit en pratique dès l'entrée à l'engraissement (après 8 semaines d'âge).Une seconde doit être effectuée 4 à 6 semaines avant l'abattage. Au-delà de 10 semaines, les taux d'androstérone et de scatole peuvent remonter significativement.

 

 


Quels sont les avantages de la vaccination anti GnRH ? L'agence européenne du médicament qui a

 approuvé ce vaccin voit dans cette pratique un bénéfice pour l'animal comme pour l'éleveur.

(voir plus haut la douleur et risques...)

Pour les éleveurs les bénéfices sont aussi économiques. En effet les porcs entiers présentent une croissance

 et des performances légèrement supérieures à leurs congénères castrés. L'indice de conversion est amélioré

 (de 9 à 10%) ainsi que le gain moyen quotidien, ce qui a permis de raccourcir d'une semaine la période d'engraissement dans un essai réalisé en France. La qualité des carcasses est meilleure, avec notamment une diminution de l'épaisseur de gras, ce qui peut conduire à des prix de vente un peu plus élevés. En outre les européens sont sensibles au bien-être animal et perçoivent de plus en plus négativement la castration sans anesthésie.

Il existe toutefois un frein à cette vaccination : il convient en effet de vacciner correctement et

à deux reprises la totalité des porcs charcutiers mâles à un âge où ils ne sont habituellement ni vaccinés ni manipulés. Car un porc non vacciné est un animal non castré au moment de l'abattage, avec un risque

 d'odeur de verrat par la suite.
D'autant que le principal danger du vaccin est celui de l'injection -auto-accidentelle, qui peut entraîner un risque de castration immunologique des hommes et des femmes.

Les vaccins IMPROVAC sont fabriqués en Belgique à Louvain la Neuve, à un tarif pour le vétérinaire légèrement inférieur à 3 euros les 2 injections.

un autre article, même revue, même numéro, p. 17, signé Catherine Bertin-Cavarait :

La prévention des problèmes respiratoires est un challenge en production porcine.
M. hyopneumoniae, initiateur du complexe respiratoire porcin, potentialise d'autres agents infectieux.

"la filtration de l'air est une stratégie primordiale pour réduire le risque de transmission du virus SRDP et de Mycroplama hyopneumoniae" a souligné un membre du collège de médecine vétérinaire de l'université du Minnesota. "il sera de moins en moins accepté de chercher à compenser les défaillances du milieu par des médicaments" ajoute le sous-directeur de l'Afssa de Proufragan. (Dr François Madec)
La quantité de Mhp dans la trachée des porcs varie avec le microbisme respiratoire de l'élevage, la pratique

de la vaccination et le type de vaccin utilisé.

Le risque de transmission aérienne du virus est réelle... une distance d'aérotransmission de 4,7 km pour les deux agents pathogènes. Cette distance varie significativement avec la vitesse du vent pour le virus SRDP et avec l'intensité solaire et la température pour le Mhp.

40 % des élevages porcins français sont séropositifs vis à vis du virus H1N1
et 41 % vis à vis du virus H1N2. De nombreuses questions ont concerné le virus H1N1 de la grippe A observé cette année. Il a toutes les chances de repasser chez le porc
.

"la pathologie respiratoire ne devra plus freiner les performances des élevages…

 

Concernant les ressources, le porc est un compétiteur de l'homme et un mauvais transformateur. Sur 3 kgs de céréales ingérées, deux partent dans le lisier.

 

Dans un contexte de manque de surfaces, les élevages vont devoir être efficaces.

Les porcs devront être en bonne santé.

 La notion d'éthique en production animale est devenue incontournable.

 

 Il sera de moins en moins accepté de compenser les défaillances du milieu par des médicaments."

 (selon le sous-directeur cité plus haut).



10/04/2012
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